30.11.2017, 21:47

Tomber de haut

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Stéphanie Germanier, journaliste

 30.11.2017, 21:47 Tomber de haut

Le président du PDC du Valais romand Serge Métrailler a eu un réveil difficile, même si c’était tard mercredi soir. Et avec lui tous les démocrates-chrétiens du canton. Jamais ils n’auraient imaginé que l’homme fort de leurs listes électorales passées ou futures pouvait peut-être avoir des faiblesses pénalement coupables.

Le chef des PDC valaisans est tombé de haut,...

Le président du PDC du Valais romand Serge Métrailler a eu un réveil difficile, même si c’était tard mercredi soir. Et avec lui tous les démocrates-chrétiens du canton. Jamais ils n’auraient imaginé que l’homme fort de leurs listes électorales passées ou futures pouvait peut-être avoir des faiblesses pénalement coupables.

Le chef des PDC valaisans est tombé de haut, comme son homologue suisse, nombre de parlementaires fédéraux et pas mal de Valaisans. Et si l’on ne peut pas encore parler de chute pour Yannick Buttet, la figure de bête politique infaillible a dégringolé de quelques étages. Et cela, quand bien même il s’est rendu hier matin au Parlement, comme si de rien. Et a même tweeté sur les débats du jour, comme si de rien...

Or le conseiller national et président de Collombey-Muraz n’a pas seulement à finir de se débattre avec son infidélité dans sa vie privée, il est désormais le premier élu du pays à porter les stigmates publics du hashtag balance ton porc.

«Harceleur», «incontrôlable», «déplacé», «pulsionnel», le portrait au vitriol dressé par les victimes, pour l’heure toujours anonymes, sonne déjà et malgré la présomption d’innocence comme une éventualité plausible. Tout particulièrement au moment où le harcèlement devient partout dans le monde une réalité à dénoncer.

Yannick Buttet s’est excusé et a reconnu des lourdeurs de comportement dues à l’alcool. La justice devra faire son travail, tout comme son parti qui ne pourra plus compter de la même façon qu’hier sur sa star, déjà promise au Conseil des Etats dans deux ans.

Avec son faux pas, c’est tout son parti que Yannick Buttet fait déraper. Sa stratégie et ses ambitions pour les fédérales dans deux ans aussi. Les révélations qui tariront ou se multiplieront ces prochains jours décideront de la destinée de l’étoile filante de la politique valaisanne, déjà démise de sa fonction de porte-drapeau du parti suisse. Si aujourd’hui le PDC du Valais romand ne s’imagine pas encore faire sans lui, c’est aussi parce qu’il ignore avec qui d’autre il pourra faire.

 


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